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[Point de vue de Bill]
Ils m'ont mit la camisole pour le transport, m'ont emmené à l'autre bout de l'hôpital et m'ont enfermé dans cette pièce après m'avoir libéré. Cette pièce noire sans fenêtre. Je ne vois rien. Du coup je comprend mieux Jessica. Quelle angoisse ! Je subis jour et nuit les assauts des ombres. Je perd la notion du temps. C'est à cause des sédatifs. J'ai l'impression que j'ai toujours vécu ici. J'ai des hallucinations, des cauchemards éveillé. J'ai l'impression d'être en enfer. Alors je pleure en silence dans les ténèbres.
[Point de vue de Jessica]
Le repas du soir approche, mon ventre gargouille. Je lis un peu en braille. J'ai entamé un livre sur l'Egypte, ça s'appelle "Imhotep, le mage du Nil" c'est génial ! ^^ Mais je n'ai pas le coeur à la lecture. Ma mission m'occupe l'esprit, tellement de questions me taraudent ! Je ferme mon bouquin et le pose sur ma table de chevet. Enfin, l'infirmière entre avec un plateau fumant. Elle le pose près de moi et me laisse sans un mot. Ce caractère de cochon, sans une once de politesse ou d'amabilité, ce devait être la grosse Zaza, un vieille pie qui allait bientôt partir à la retraite. Je mange en silence, tant bien que mal, me brûlant à plusieurs reprises...
[Ellipse de trois heures...]
Ça y est, il est 22 heures. C'est l'extinction des feux. Les gardiens de nuit vont commencer à faire la ronde. Les personnes ayant participé aux activités du soir ont regagné leur chambre. Je me prépare moralement. Georg, Gustav et surtout Tom comptent sur moi. Tout repose sur mes épaules. Bon, j'arrête de me mettre la pression sinon ça va mal aller. Je ferme les yeux quelques instants...et m'endors !!!
Je me réveille quelques heures plus tard. Je me lève précipitemment, quelle heure est-il ? Mon dieu, pourvu que l'aube ne pointe pas déjà ! Je vais à ma fenêtre, l'ouvre, et tend l'oreille. Les cigales chantent, les voitures ne passent pas encore sur les routes...Ouf !!! Une bouffée de chaleur m'envahit de la tête aux pieds, il faut que je me dépèche. Je me dirige vers ma porte. Je l'ouvre sans bruit. Par chance, un homme était venu graisser les gonds il n'y a pas si longtemps, donc la porte ne grinçe plus. Je sors de ma chambre, à l'affut du moindre bruit, telle une proie qui a repéré l'odeur de son prédateur, ici en l'occurence, les gardiens de nuit. Je déambule dans les couloirs en silence, tous mes sens en alerte. Je marche, encore et encore, dessinant un plan dans ma tête. Je m'appuie aux murs, pour ne pas rater un tournant. Combien de fois j'avais exploré l'hôpital au début de ma convalescence ?! Des milliers j'imagine. Je me faufile, cours, murmure des encouragements à Bill...Quand j'entend des pas. Très proches, lourds. Je retiens ma respiration. Mon affolement m'empêche de savoir d'où vient le son. J'ai des sueurs froides, les larmes me montent aux yeux. Alors, contre toutes attentes, la pression, l'angoisse, la fatigue et l'empressement me font perdre conscience.
[Point de vue de Bill] Plus tôt dans la soirée...
A cause des larmes, j'ai l'impression que ma tête va exploser. Je pense à mon frère et au groupe, qui doivent se faire du souçis. A coup sûr ils sont allé voir Jessica. Maintenant il me reste à éspèrer qu'elle leur a tout dit...Je viens de me rendre compte que j'aime cette fille. J'aime sa présence. J'aime sa voix douce. J'aime tenir dans mes bras cette petite créature qui a fait irruption dans ma vie. J'aime caresser son visage. J'aime sa peau couleur ivoire. J'aime ses mains toujours glaçées. J'aime ses yeux d'une couleur extraordinaire. J'aime tout chez elle et rien que l'idée qu'elle pense à moi me réchauffe le coeur...
Quelqu'un ouvre la porte. La lumière inonde la pièce et m'éblouis.
??? : Tu te trémousses au sol comme un ver de terre...C'est pitoyable
Bill : Kubix ! Vous...Allez...Voir...De quoi je...Suis capable !!!
Kubix : Oh j'ai peur ! Tu n'arrives même plus à parler avec les calmants que l'on t'as administré !
Bill : Quand... Jessica m'aura...Sorti de là...
Kubix : Jessica ? Pauvre garçon, comment crois-tu qu'une gamine aveugle va te libérer ? D'un coup de baguette magique ?
Bill : ...
Je ne sais plus quoi dire. C'est vrai, elle est aveugle. Comment je peux me faire autant d'illusions ? Personne ne peut me sortir de là, je vais croupir ici le restant de mes jours. Ma gorge se serre.
Bill : Pourquoi...Êtes-vous...Venus ?
Kubix : Pour me venger bien évidemment...Tu croyais que j'allais m'en tenir à un enfermement ? Tu me sous-estime mon jeune ami...
Le docteur referme la porte derrière lui ce qui nous plonge dans le noir. Pour la première fois de ma vie, je sais ce qu'est la peur. Il m'assène un coup de pied dans le ventre. Je pleure de douleur. Une demi-heure plus tard, il sort. Je n'aurais jamais cru que la sodomie était aussi affreusement douloureuse...
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Un chapitre relativement long. Alors ? Vos réactions ? Dans ce chapitre on découvre vraiment que la cruauté du docteur n'a pas de limites... Et vous n'êtes pas au bout de vos surprises !!! Allez, rendez-vous au prochain chapitre !!! Je veux 35 commentaires pour la suite ! Allez, ça n'est pas trop demandé par rapport à certaines fics ! Vous pouvez le faire ^^
1000 Küss

